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Politique/Alliance No’or I Le député Ibrahim Ali Mzimba élu futur «chef de l’opposition parlementaire»

L’Alliance No’or qui regroupe les deux députés de l’opposition et les 52 conseillers communaux a choisi le député Ibrahim Ali Mzimba comme chef de l’opposition dite «Opposition parlementaire», suivant la loi portant «statut de l’opposition politique» en Union des Comores adoptée en novembre 2022.

 

A moins de 48 heures de l’ouverture de la première session de la 11eme législature, les deputés et les élus communaux de l’opposition ont convié la presse hier, mercredi 2 avril, au restaurant le Select à Moroni pour annoncer officiellement la formation de leur coalition et présenter leur bureau. C’est officiel, depuis le 29 mars, lors d’une assemblée générale tenue à Dzwadju ya Mbadjini, des représentants des partis et mouvements politiques comoriens, et des élus de la nation et communaux ont créé une nouvelle structure politique dénommée «Opposition parlementaire» autrement appelée «Alliance No’or».

 

C’est ce que le secrétaire général de ce mouvement, le conseiller municipal et ancienne tête de liste de la commune de Mbwanku, Natuk Mohamed Mouzaoir, a déclaré devant la presse et plusieurs dizaines des militants de cette alliance. Ce dernier a présenté le bureau et celui-ci est composé entre autres par «le président, député Ibrahim Ali Mzimba ; vice-président, le député de Nyumakele 3, Sultane Ali ; le secrétaire général, Natuk Mohamed Mouzaoir ; le secrétaire général adjoint, Kadhafi Mohamed ; le chargé des relations internationales, Azhar Mohamed Soulaimane ; la chargée des relations publiques et gouvernementales, Toufaha Abdoulmadjid ; le directeur administratif et financier, Fouad Abdourahim…»

 

Présentation de l’alliance No’or

 

Le secrétaire général et le président du mouvement «Alliance No’or» ont saisi l’occasion pour présenter leur mouvement. Ils ont exposé la charte qui a été distribuée à la presse. Cette charte montre que «l’Alliance No’or est un groupement des partis et mouvement politiques, de la société civile et des personnalités politiques partageant des valeurs progressistes qui reconnaissent l’économie du marché comme une nécessité, mais qui croient aussi que l’action de l’Etat est nécessaire pour en contenir les effets pervers ».

 

Cette nouvelle structure a comme objectif de «mener son combat politique, défendre selon l’ordonnancement juridique du pays les intérêts de la population et contrôler l’action du gouvernement dans les différents hémicycles à travers un programme commun du gouvernement ». Le président de l’opposition parlementaire, l’ancien ministre des Affaires étrangères Ibrahim Ali Mzimba, a insisté sur le combat des députés de «contrôler l’action du gouvernement». «Nous sommes deux, mais nous n’allons pas nous laisser abattre par les députés du pouvoir.

 

Nous ne serons pas comme les députés sortant qui n’ont pas proposé de lois durant cinq ans, nous allons faire nos propositions de lois, lesquelles contribueront au changement et au développement de notre pays», a-t-il rassuré. Interrogé sur la question de Mayotte, Me Ibrahim Ali Mzimba a salué la position du gouvernement comorien sur le problème de l’installation d’une base militaire française sur l’ile comorienne de Mayotte. «Nous saluons et nous adhérons à la position du gouvernement comorien qui est contre l’installation d’une base militaire à Mayotte», a-t-il indiqué, faisant référence aux points 3, 4 et 5 de leur charte.

 

Le troisième point de la charte de l’opposition parlementaire indique que «l’Alliance No’or s’engage à défendre dans son programme, le respect strict du principe d’autonomie large des îles formant l’Union des Comores». Et le point quatre insiste sur l’unité et l’intégrité territoriale et la lutte contre toute forme de séparatisme. Le point cinq parle de «veiller sur la sauvegarde de l‘intégrité territoriale des Comores, composée de quatre îles Ngazidja, Ndzuani, Mwali et Mayotte dans ses frontières reconnues par la résolution de l’Assemblée générale de l’Onu du 12 novembre 1976 ». L’Alliance No’or a dit qu’elle est prête à participer aux tables rondes du bilan de 50 ans de l’indépendance des Comores, «si le gouvernement tient compte des vraies thématiques qui touchent la population».

 

Chamsoudine Said Mhadji

 

source:al-watwan

 


03/04/2025
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L’Université de La Réunion renforce son partenariat avec l’Université des Comores

L’Université de La Réunion renforce ses liens avec l’Université des Comores, marquant une nouvelle étape dans leur coopération académique et scientifique.

 

Le 28 mars 2025, l’Université de La Réunion a accueilli une délégation comorienne conduite par le secrétaire général adjoint du ministère de l’Éducation nationale des Comores. Accompagnée de la coordinatrice du projet d’appui à la professionnalisation de la formation et insertion (PROFI), ainsi que de plusieurs responsables universitaires, la délégation a échangé sur l’approfondissement des liens académiques et scientifiques entre les deux établissements.

 

Une coopération académique renforcée

 

L’Université de La Réunion et l’Université des Comores entretiennent depuis plusieurs années une collaboration dans divers domaines stratégiques tels que le droit, l’énergie, l’environnement, la biodiversité ou encore la vulcanologie. Ce partenariat s’est matérialisé à travers des programmes européens comme ERASMUS+ et le projet DOCET4 Africa, visant à structurer une école doctorale régionale thématique.

 

Cette nouvelle rencontre marque une étape supplémentaire dans la structuration et la pérennisation de cette coopération. L’objectif est d’accélérer l’internationalisation, la digitalisation et la professionnalisation de l’offre de formation, tout en développant la recherche dans des secteurs clés.

 

Former pour l’emploi et le développement économique

 

L’un des axes majeurs des discussions a porté sur l’employabilité des jeunes aux Comores. Grâce au programme PROFI, les formations techniques et professionnelles seront renforcées pour répondre aux besoins de l’économie locale, notamment dans l’agriculture, le bâtiment et les travaux publics, ainsi que l’environnement.

 

La délégation a également échangé avec les étudiants bénéficiaires du programme REUNION II, qui permet à 17 jeunes comoriens de poursuivre leurs études à La Réunion. Financé par INTERREG VI Océan Indien 2021-2027 et l’Université de La Réunion, ce programme illustre le rôle clé de l’établissement réunionnais dans la formation des talents de la région. À noter que les étudiants comoriens représentent la première population parmi les étudiants internationaux de l’Université de La Réunion.

 

Vers une université de l’océan Indien

 

Avec cette dynamique de coopération, l’Université de La Réunion s’affirme comme un acteur majeur du développement de l’enseignement supérieur et de la recherche dans la région. En portant le modèle universitaire français et européen au-delà de ses frontières, elle ambitionne de bâtir une véritable université de l’océan Indien.

 

source:Zinfos 974

 


03/04/2025
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COMORES - Aïd el fitr Ie chef de l’Etat adresse ses meilleurs vœux à ses concitoyens

Le président de la République, Azali Assoumani, a dirigé la prière de l’aïd el fitr, ce matin, à Mitsudje, sa ville natale. A l’occasion, le chef de l’Etat a adressé ses meilleurs vœux à la population ainsi qu’aux membres du corps diplomatique et des organisations internationales accrédités aux Comores.

 

Après la prière qui s’est déroulée en présence de plusieurs autorités politiques, religieuses et militaires et des fidèles venus des quatre coins du pays, le grand mufti a présenté ses vœux au chef de l’Etat et sa famille ainsi qu’à l’ensemble des musulmans. Aboubacar Said Abdillah Djamalilaili a tenu à souligner sur l’importance de cultiver "régulièrement" la paix dans le pays et la nécessité de l’entretenir. "Nous devons rendre grâce à Allah qui nous a permis de débuter et de finir le mois de ramadhwani dans un climat de paix et de quiétude, contrairement à nos frères de la Palestine qui ont passé l’aïd el fitr sous les bombes de l’armée sioniste d’Israël", a-t-il déclaré.

 

La plus haute autorité religieuse du pays a rappelé la période durant laquelle l’islam est arrivé aux Comores. D’après-lui, elle se situe entre la fin du premier siècle, le début du deuxième siècle du calendrier musulman. "Depuis l’islam n’a jamais quitté le pays contrairement à d’autres pays comme l’Ethiopie. C’est ce qui fait que les Comores demeurent jusqu’à lors un pays peuplé par 100% de musulmans", a-t-il fait savoir, appelant à la préservation de cette religion qui est, à l’en croire, le ciment de l’unité du pays. "Nous formons un peuple uni, anjounais, maorais, mohélien et grand comorien. Dieu nous a ainsi fait", a-t-il martelé, formulant le souhait qu’un jour les îles seront reliées par des points surplombant la mer pour assurer la continuité du territoire et de préserver le caractère indivisible du pays.

 

Adressant à son tour ses meilleurs vœux à la nation et aux diplomates accrédités aux Comores, le président de la République a saisi l’opportunité pour remercier tous les acteurs de la vie sociale qui ont permis aux Comoriens de passer le mois de ramadhwani "dans la paix, la quiétude et la sérénité"."Je fais une mention spéciale, aux adeptes du commerce de proximité et aux marchands ambulants qui ont facilité l’accès aux produits de première nécessité et aux articles liés à la fête, en appliquant des prix abordables à tous, plus particulièrement aux plus démunis", a-t-il souligné, avant de rendre également hommage aux oulémas du pays pour les séances de traduction du saint Coran et les récits du prophète Muhammad (paix et bénédiction sur lui), qu’ils ont tenues dans les différentes mosquées du pays durant tout le mois de ramadhwani.

 

Stabilisation de l’électricité

 

Le président Azali Assoumani a noté les efforts déployés par son gouvernement pour permettre à ses administrés de passer un ramadan confortable, notamment en termes de fourniture de l’électricité, de combat contre la cherté de la vie et la disponibilité ainsi que l’accessibilité des produits agricoles locaux. "D’autres défis restent à relever et, à cet effet, des actions sont mises en œuvre, pour assurer la fourniture de l’eau potable à la population surtout au niveau des grandes agglomérations. D’autres efforts sont déployés pour créer davantage plus d’emplois et d’opportunités d’entreprendre pour nos jeunes", a-t-il dévoilé.A quelque mois du jubilé des cinquante ans de l’indépendance du pays, le locataire du palais de Beit-salam appelle à une prise de conscience sur le chemin parcouru. Il faut par ailleurs agir, selon lui, pour le chemin qui reste à faire, lequel mènera les Comor

 

Solidarité avec la Birmanie, la Chine, la Thaïlande et la Palestine

 

Parlant du contexte international, le président de la République a envoyé un message de soutien aux victimes du séisme qui a violemment frappé le 28 mars dernier la Birmanie causant plusieurs milliers de morts. Le chef de l’Etat a aussi exprimé sa sympathie à la Chine et à la Thaïlande qui ont également été touché par un tremblement de terre.

 

Autre message de soutien, c’est celui qu’il a adressé à la population de Gaza et de Cisjordanie pour qui le mois de ramadan a été "une dure épreuve avec des bombardements meurtriers sur les habitations, les mosquées et les hôpitaux et des problèmes d’accès à la nourriture, à l’eau et aux soins les plus élémentaires".Exprimant sa solidarité au nom du peuple comorien, le chef de l’Etat a réitéré son appel aux peuples arabo-musulmans et à la communauté internationale "pour des initiatives courageuses et des actions concertées et urgentes, en vue de mettre fin au génocide dont sont victimes les civiles palestiniens, faire respecter la trêve à Gaza et au Liban et obtenir l’ouverture des négociations".

 

Quant au continent africain, l’ancien président de l’Union africaine dit réitérer son engagement à lutter pour un continent paisible. Il a fait ainsi savoir que lors du dernier sommet de l’Ua, il a appelé ses homologues africains à mener le même combat, celui de faire en sorte que l’Afrique soit un continent débarrassé des conflits armés.

 

Maoulida Mbaé

 

AL-WATWAN

 


01/04/2025
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COMORES - Youssoufa Mohamed Ali : «Tous les pays amis sont les bienvenus»

Le directeur de cabinet du chef de l’Etat, chargé de la Défense, a accueilli avec intérêt la demande d’établissement d’une ambassade russe à Moroni, expliquant que l’initiative de Moscou « est une suite logique de la coopération » qui existe depuis des décennies entre l’Union des Comores et la Fédération de Russie. Les Comores viennent de donner un avis favorable, lundi 24 mars, à l’ouverture d’une mission diplomatique russe dans l’archipel pour la première fois depuis quarante ans. «Il n’y a rien d’extraordinaire.

 

La Russie a déjà un ambassadeur accrédité depuis toujours aux Comores avec résidence à Madagascar. Cette-fois, ce pays a décidé d’ouvrir son ambassade à Moroni. Il n’y a rien d’extraordinaire », a souligné Youssoufa Mohamed Ali au cours d’un entretien, ce vendredi 28 mars, avec Al-watwan et l’Ortc. A l’entendre, l’établissement d’une représentation diplomatique russe aux Comores est « une marque d’estime pour notre pays, un signe de stabilité politique, une avancée diplomatique et une ouverture des Comores » à l’international.

 

« Tous les pays amis sont les bienvenus », a-t-il enchaîné. Au sujet de l’offensive médiatique entourant la supposée « intégration » de Mayotte au sein de la Commission de l’Océan indien (Coi), le premier collaborateur du chef de l’Etat parle « d’un faux débat », rappelant les principes sacro-saints de l’Accord de Victoria qui a déjà posé le statut juridique de toute entité souhaitant rejoindre l’institution. « La Coi est fondée par des Etats, elle est constituée par des Etats, c’est une organisation intergouvernementale. Mayotte n’est pas un Etat. Et puis Mayotte est toujours dedans puisque l’Union des Comores est déjà membre, ceux qui parlent de ce sujet entretiennent un débat qui n’a même pas lieu d’être », a clarifié Youssoufa Mohamed Ali, demandant à « ceux qui veulent en faire un débat stérile de lire d’abord les textes de la Coi ».

 

Interrogé sur le plan de renforcement de la base navale de Mayotte, le directeur de cabinet du chef de l’Etat a d’abord fait savoir que « cette question est déjà derrière nous », faisant allusion à l’abandon par Paris du projet de construction d’une deuxième base militaire à Mayotte. Selon Youssoufa Mohamed Ali, les Comores et la France travaillent sur de nombreux aspects sécuritaires pour faire face à des défis qui menacent la sécurité dans la zone maritime du sud de l’Océan indien. Il précisera que « les Comores et la France ont un cadre de discussions au plus haut niveau » qui permet aux deux pays d’aborder avec responsabilité certaines questions et d’aplanir avec respect des divergences sur des sujets d’intérêts communs sans tambour ni trompette. «Nous nous entendons bien avec la France, nous entretenons de très bonnes relations dans de nombreux domaines et surtout au niveau de la sécurité maritime », dit Youssoufa Mohamed Ali, ajoutant que « la coopération entre Paris et Moroni est au beau fixe ».

 

A.S. Kemba

AL-WATWAN

 


31/03/2025
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Moscou dénonce la "militarisation" de Mayotte et y remet en cause la souveraineté française

La diplomatie russe a dénoncé jeudi 27 mars la "militarisation" de Mayotte et accusé Paris de contrôler "illégalement" cet archipel, après la récente annonce d'un renforcement de la présence militaire française dans ce département d'outre-mer.

 

"La Russie s'oppose systématiquement à la militarisation injustifiée de tout territoire, avec des conséquences dangereuses pour la paix et la sécurité de certaines régions", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Maria Zakharova au cours d'un point presse. "Cela s'applique pleinement à la zone hautement sensible de l'océan Indien", a-t-elle ajouté, jugeant que "les aspirations militaristes de l'administration [du président français Emmanuel] Macron vont bien au-delà de l'Union européenne".

 

Maria Zakharova a en outre affirmé qu'"en vertu du droit international, cette île appartient à l'Union des Comores". Elle a estimé que la présence militaire française à Mayotte servait à assurer le "contrôle d'un territoire d'outre-mer détenu illégalement", y voyant un "des derniers vestiges de l'époque coloniale". Pour le ministre français des Outre-mer Manuel Valls, "la Russie cherche et cherchera à nuire aux intérêts de la France partout. L'installation d'une ambassade de la Fédération russe à Moroni aux Comores et les déclarations scandaleuses de la porte-parole du ministère des Affaires étrangères russes accusant la France de 'contrôler illégalement' l'archipel sont un signal clair de cette stratégie".

 

Risque d'exacerbation de "tensions"

 

Mayotte est un département français de l'océan Indien, dont la souveraineté est toujours revendiquée par l'Union des Comores, pays indépendant de la France depuis 1975. Maria Zakharova faisait référence à des déclarations de Manuel Valls au Parlement, plus tôt en mars. Selon elle, il avait parlé d'un "projet de construction" d'une nouvelle base militaire. Manuel Valls avait en fait évoqué un futur "soutien de la base navale" française existante à Mayotte ainsi qu'un "soutien des bâtiments de la Marine nationale".

 

Il n'a en revanche pas évoqué la création d'une nouvelle base, avait précisé son entourage à l'AFP. Les Comores voisines avaient critiqué ce projet. "À mon sens, décider de militariser à outrance Mayotte n'est pas la réponse appropriée", avait déclaré le ministre comorien de l'Intérieur Fakridine Mahamoud, mettant en avant un risque d'exacerbation des "tensions". Au moment de la proclamation de l'indépendance des Comores, Mayotte a choisi de rester en France par deux référendums en 1974 et 1976. "Nous défendrons toujours avec la même fermeté l'intégrité de Mayotte, département français. C'est le choix souverain des Mahorais", a souligné Manuel Valls jeudi.

 

https://la1ere.francetvinfo.fr

 


31/03/2025
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